« Les petits plats dans les grands » : c’est le retour qu’a adressé le maire de Louviers, François-Xavier Priollaud, aux équipes de la régie des Deux Airelles et d’Agores lors du mot d’accueil de la soirée des adhérents. Et pour cause : la journée visait haut et elle a emmené du monde.
40 ans… et toujours du côté des enfants !
La 40e édition du Forum fait de l’éducation à l’alimentation des jeunes convives son fil rouge annuel. Les ateliers, animations et la Ferme pédagogique s’adressent aux enfants de primaire et même – c’est une première – aux enfants des crèches. En parallèle, un atelier-débat animé par Audrey Nabonne, déléguée spéciale Agores en charge de l’éducation à l’alimentation, a mis au centre de la table des dispositifs remarquables. 2026 marque aussi la signature de convention de partenariat entre Agores et l’École comestible pour 4 ans, pour le goût et le plaisir des enfants.
Changement de salle, changement d’ambiance.
Le second atelier décrypte la loi d’urgence agricole et les évolutions qui impactent la restauration collective, notamment le mécanisme de préférence européenne. Si les injonctions croissent, les moyens ne suivent pas au même rythme sur le terrain. Pour les professionnels de la restauration collective, pourtant bons élèves, la coupe est pleine, malgré les efforts du CNRC qui déploie de multiples outils – guides et clausiers – pour les accompagner.
D’accompagnement, il a aussi été question dans l’atelier-débat dédié aux approvisionnements et la structuration filières de proximité, et lors des plénières sur la fixation des prix agricoles et alimentaires d’une part, la rénovation du cadre de la commande publique d’autre part.
Parmi les points « chauds » : le cadre contraignant des marchés publics, notamment pour les collectivités ne disposant pas d’ingénierie en interne, la nécessité d’inscrire l’évolution des prix et des marges dans une perspective de long terme pour comprendre les mécanismes d’amortissement ou de report des coûts, l’approche pragmatique de Max Havelaar France pour faire entrer dans le débat public la question de la rémunération équitable des producteurs.
La commande publique représente 10% du PIB alimentaire. Cette responsabilité pèse, autant qu’elle oblige. Rendez-vous vendredi 16 octobre pour explorer d’autres pistes & traduire collectivement en actes une haute idée du service public.
